Journée de glande comme rarement dans ma vie. En mode contemplatif de l'extrême. Et régressif aussi. Est ce que c'était le groupe d'ados en jogging moche et cheveux gras? Ou peut être ma vieille sacoche verte "miliaire" de rebelle de la vie qui pendouille à la fenêtre? Sais pas... Pt'être juste Madame D. qui tente tranquillement de s'infiltrer par la case "ouaw comme c'était trop plus mieux quand je me mangeais les doigts à cause de la philo au bac" ( et oui malgré mon air désinvolte et décontractée, j'ai stressée pour mon bac bordel de merde!). Après avoir assouvi et mes pulsions d'ado trop incomprise de la vie et de ses amis (Chanson de secours pour les moins de 17ans) et mes envies les plus inavouables(Hi hi hi), je suis tombée en crise d'introspection. Du genre qui donne envie de mettre la musique à fond en hiéroglyphant rageusement sur un cahier que je planquerai plus tard sous ma table de nuit. Sauf que je n'ai plus de table de nuit, ni de chaîne hi-fi pour faire hurler les voisins. Faudra donc de se contenter d'un blog ayant la fréquentation d'une rue de vidauban un Lundi soir de Novembre et de youtube. Bref cette conjonction de circonstances lourdantes m’amène à ceci:

17 ans-27ans. Constat d'une décennie ou comment apprécier ces petits riens qui font de nous des grandes personnes:

1. Je méprise l'argent (= mon compte en banque est en compétition avec le gouffre de Padirac)

2. et le confort matériel ( je dors sur le canapé lit de l'ancien bureau de mes beaux parents)

3. J'ai le teint frais et juvénile (je me tape une crise de boutons de l'angoisse que même l'exorciste à côté c'est du pipi de hamster)

4. J'ai beaucoup de temps pour moi (je suis au chômage)

5. Je m'initie au minimalisme ( à force d'être sans canapé fixe, j'ai appris l'art de voyager léger)

Ouf heureusement que demain je pars en Gn (ça se passe  ). Passer le week-end avec des épées en latex et des toges en lycra devrait m'aider à apprécier d'autant plus mon statut d'adulte responsable et autonome.